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Restauration : salle, cuisine, coût matière

Stock des ingrédients : les déduire à chaque vente plutôt qu’en fin de mois

En bref

Pour déduire les ingrédients du stock à chaque vente, chaque plat doit avoir sa fiche technique, le stock de départ doit être compté, les réceptions et les pertes saisies. Le stock théorique se met alors à jour à chaque vente, et un comptage court révèle les écarts. Avec Caisse Mahali, la vente déduit les ingrédients de la fiche technique.

Couverture du guide : un ticket de vente relié par une flèche à des cartons d’ingrédients dont le niveau baisse

Dans beaucoup de restaurants, le stock des ingrédients se découvre une fois par mois : on compte la chambre froide, on compare aux achats, et l’on constate qu’il manque de la viande ou de l’huile sans pouvoir dire pourquoi. Trop tard pour corriger quoi que ce soit. L’autre méthode consiste à déduire les ingrédients à chaque vente, grâce à la fiche technique de chaque plat : le stock théorique se tient à jour tout seul, service après service, et un comptage court suffit à repérer un écart dans la semaine. Ce guide explique comment la mettre en place. Pour l’organisation d’ensemble d’une salle et d’une cuisine, voyez notre page sur la caisse de restaurant.

Pourquoi l’inventaire de fin de mois ne suffit-il plus ?

L’inventaire mensuel reste utile, mais il a trois défauts quand il est le seul contrôle.

  • Il arrive trop tard. Un écart découvert le dernier jour du mois s’est formé sur trente services. Personne ne se souvient de ce qui s’est passé le deuxième samedi.
  • Il ne dit pas où chercher. Vous savez qu’il manque du poulet, pas si c’est la faute d’une portion trop généreuse, d’un carton abîmé ou d’une livraison mal saisie.
  • Il ne prévient pas la rupture. Le stock « de tête » ne dit pas, un vendredi soir, qu’il reste de quoi servir une dizaine de portions seulement.

Déduire les ingrédients à chaque vente règle ces trois points : le stock théorique est connu à tout moment, et l’écart se cherche sur quelques jours, pas sur un mois.

Comment fonctionne la déduction à chaque vente ?

Le principe est simple. Chaque plat vendu a une fiche technique qui liste ses ingrédients et leurs quantités. Au moment de la vente, la caisse multiplie ces quantités par le nombre de plats vendus et les retire du stock de chaque ingrédient. On parle parfois de « consommation théorique » : c’est ce que la cuisine aurait dû utiliser pour servir ces ventes.

Cette méthode a un second avantage : en regardant le stock théorique avant le service ou avant d’appeler le fournisseur, vous savez ce qui va manquer et ce qui tiendra jusqu’à la fin de la semaine. Vous commandez la bonne quantité au bon moment, au lieu de découvrir la rupture en plein coup de feu ou d’acheter trop et de jeter une partie de la marchandise.

Trois mouvements font vivre ce stock :

  1. La vente retire les ingrédients de la fiche.
  2. L’annulation d’une vente les remet en stock, faute de quoi l’écart grossirait à tort.
  3. La réception d’une livraison fournisseur les ajoute.

À ces trois mouvements s’ajoutent deux corrections : les pertes déclarées (casse, produit périmé, repas du personnel ou plat offert) et le comptage, qui aligne le stock théorique sur la réalité.

Schéma de flux : la vente d’un plat appelle sa fiche technique, qui déduit chaque ingrédient du stock ; une annulation autorisée les restitue ; la réception fournisseur les rajoute
Trois mouvements font vivre le stock des ingrédients : la vente, l’annulation et la réception.

La qualité du résultat dépend entièrement des fiches. Une fiche fausse déduit une quantité fausse, à chaque vente. C’est pourquoi le travail commence par elles : notre guide pour calculer le coût matière d’un plat avec une fiche technique montre comment les écrire avec des quantités exactes et des unités cohérentes.

Que faut-il préparer avant de commencer ?

La mise en place se fait en cinq étapes, dans cet ordre. Sautez-en une, et les chiffres ne voudront rien dire.

  1. Lister les ingrédients avec leur unité de stock. Le poulet se suit en kilos, l’huile en litres, les œufs à la pièce. La fiche peut parler en grammes : la conversion se fait entre l’unité de la recette et celle du stock, jamais au hasard.
  2. Écrire les fiches des plats qui comptent. Commencez par vos meilleures ventes et par les plats aux ingrédients chers. Une carte de quarante plats peut attendre ; une dizaine de fiches justes, non.
  3. Compter le stock de départ. Un stock théorique ne vaut que par son point de départ. Choisissez un moment calme, avant l’ouverture, et comptez les ingrédients suivis.
  4. Saisir chaque réception. Une livraison non saisie fait apparaître un « manque » qui n’existe pas. Le bon de commande, puis la réception, sont la seule porte d’entrée du stock.
  5. Déclarer les pertes au fil de l’eau. Le bac de sauce renversé, les tomates abîmées, le plat renvoyé : chacun se déclare avec son motif. Notre guide pour déclarer la casse, les périmés et les offerts détaille cette habitude.
Comparatif sur un mois : avec l’inventaire de fin de mois, l’écart n’apparaît qu’au dernier jour ; avec la déduction à chaque vente, le stock théorique est connu chaque jour et un comptage court révèle l’écart dans la semaine
La déduction à la vente ne remplace pas le comptage : elle permet de compter moins, et plus tôt.

Avant tout, chaque matière doit avoir une unité claire : le guide sur les unités d’achat et de consommation évite les erreurs de kilo et de gramme.

Comment lire l’écart entre stock théorique et stock compté ?

Une fois la déduction en place, le comptage change de nature. Inutile de tout compter : choisissez chaque semaine les ingrédients qui pèsent lourd dans vos achats, comptez-les avant le service et comparez au stock théorique. Pour la méthode de comptage elle-même, voyez notre guide pour faire un inventaire sans fermer la boutique.

Quand un écart apparaît, cherchez les causes dans cet ordre, des plus simples aux plus délicates :

  1. Une perte non déclarée : le produit jeté sans être noté.
  2. Une réception non saisie ou mal saisie : le mauvais poids, la mauvaise unité, la livraison oubliée.
  3. Une fiche fausse : une quantité ou une unité erronée, une recette qui a changé en cuisine mais pas sur la fiche.
  4. Une portion trop généreuse : la fiche dit une quantité, l’assiette en porte davantage.
  5. Une sortie non expliquée, une fois tout le reste vérifié.
Stock théorique et stock compté côte à côte, puis les cinq causes d’écart à vérifier dans l’ordre : pertes non déclarées, réception non saisie, fiche fausse, portion trop généreuse, puis sortie non expliquée
On cherche d’abord les erreurs d’écriture, ensuite seulement les pertes réelles.

Cet ordre compte : les trois premières causes sont des erreurs d’écriture, qui se corrigent en quelques minutes. Accuser l’équipe avant de les avoir vérifiées abîme la confiance pour rien. Et un écart qui revient semaine après semaine sur le même ingrédient pointe presque toujours vers la fiche ou vers la portion. La même méthode vaut dans un fast-food, où quelques ingrédients très utilisés font l’essentiel des achats.

Avec Caisse Mahali, comment les ingrédients sont-ils déduits à chaque vente ?

Caisse Mahali est une plateforme de caisse et de gestion pour les commerces du Maroc. Dans les métiers de la restauration (restaurant, café-snack, fast-food, boulangerie, hôtel ou riad), voici ce qu’elle fait sur ce sujet.

  • Fiche technique. Chaque produit a sa recette : la vente déduit les ingrédients et le coût matière se calcule.
  • Annulation. Annuler une vente exige une autorisation ; le stock et les ingrédients sont restitués.
  • Unités. On achète par kilo et on consomme en grammes, sans erreur de calcul.
  • Achats. Les fiches fournisseurs, le bon de commande et la réception alimentent le stock.
  • Pertes. La casse, les périmés et les offerts se déclarent avec leur motif et leur auteur.
  • Inventaire. Vous saisissez la quantité comptée d’un ingrédient : l’écart avec le stock théorique est enregistré, puis appliqué au stock. Les mouvements de chaque ingrédient se consultent ensuite.
  • Pilotage. Le chiffre du jour, la ventilation des ventes et les annulations se consultent à distance.

Demandez une démonstration avec deux ou trois de vos plats : vous verrez le stock des ingrédients bouger à chaque vente.

Questions fréquentes

Faut-il encore faire un inventaire si les ingrédients sont déduits à chaque vente ?

Oui. La déduction donne un stock théorique ; seul le comptage dit ce qui est vraiment là. Mais vous pouvez compter moins d’articles, plus souvent, en commençant par les ingrédients chers.

Que se passe-t-il quand une vente est annulée ?

Les ingrédients doivent revenir en stock, sinon l’écart grossit à tort. Avec Caisse Mahali, l’annulation exige une autorisation et restitue le stock et les ingrédients.

Par quels plats commencer ?

Par vos meilleures ventes et par les plats dont les ingrédients coûtent cher : viande, poisson, fromage, huile d’olive. Quelques fiches justes valent mieux que toute une carte approximative.

Mon cuisinier ne pèse pas tout : la méthode marche-t-elle quand même ?

Elle révèle justement l’écart dû aux portions. Si l’écart d’un ingrédient reste élevé alors que les pertes sont déclarées, la portion servie dépasse sans doute celle de la fiche.

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